En 2019 les banques ont supprimé au moins 77.780 postes à travers le monde (cf. Figaro-éco, 28.12.2019). Il faut avouer qu’en 2015 on notait 91.448 suppressions d’emplois. Les grandes banques n’en finissent pas de « s’assainir », que ce soit Deutsche Bank, Unicredit, voire Morgan Stanley, etc.

Ce qui est nouveau en 2019 est le fait que 90 % des réductions d’emplois ont eu lieu en Europe. Les banques en Europe auraient été, selon des experts bancaires, pénalisées par la pratique des taux d’intérêts très bas.

La BCE (Banque Centrale Européenne) a cependant annoncé un vaste programme de relance de la zone euro pour 2020, dont font partie une baisse de taux, rachats de dettes publiques et privées, l’application d’un système de taux dégressif et, avant tout prêts géants aux banques.

Une relance qui reprend les vices cachés de la politique des banques appliquée en 2019.

Mais quand la BCE sort « le grand jeu », on n’est pas à une contradiction près. En cas de panne, les Etats joueront de nouveau leur rôle de sauveur du « Graal bancaire ».

Aux frais des contribuables … un scénario qu’on a déjà vu !

Edouard Kutten