Il ne s’agit pas d’un «western» de 3e catégorie, mais d’une fièvre acheteuse qui vient de frapper les banques centrales.

L’once d’or s’échange à plus de 1.600 dollars et l’on pavoise dans les milieux banquiers. Par-là le sommet de 2013 fut de nouveau atteint.

Il faut savoir que l’or a toujours servi « d’ultime valeur refuge » en cas de crise. En 2011 l’or atteignait son record historique et ceci en pleine crise de dettes en Europe. En d’autres mots, la ruée vers l’or est un mauvais présage. Les tensions géopolitiques n’expliquent pas tout. Elles n’étaient pas les vraies raisons ni en 2011, ni en 2013, de ce « rush » sur l’or. C’est une politique bancaire d’achats spéculatifs débridée qui en est la cause.

Alors à quand l’explosion de la prochaine bulle ?

Même le « refuge or » n’est pas sans risque. L’or n’est pas une « valeur fictive » dont se servent ceux qui en possèdent pour diriger et dominer le monde des finances. D’ailleurs il vaut mieux ne pas trop enquêter sur la provenance de cet or qui a un arrière-goût de colonisation. Mais comme l’on dit : « Etiam aurum non olet » (aussi l’or ne pue pas).

Ce n’est pas de cette façon que l’on évitera le prochain choc des marchés financiers !

Edouard Kutten