Il ne s’agit pas d’un «western» de 3e catégorie, mais d’une fièvre acheteuse qui vient de frapper les banques centrales.

Il est connu que le recyclage est devenu un business lucratif, aussi bien en amont qu’en aval.

Les pays du tiers monde sont devenus souvent des décharges incontrôlées de déchets provenant des pays pollueurs. Car les recycleurs en Europe, par exemple, ont « leurs repreneurs » en Asie. Il suffit de quelques combines financières et le tour est joué.

Cependant la Malaisie vient de semer la zizanie dans ce business. Elle vient de renvoyer (en janvier 2020) 150 conteneurs de déchets plastiques illégaux vers leurs pays d’origine.

Et tiens donc, 43 conteneurs ont été renvoyés vers la France (cf. La Voix du Nord, 21.01.2020). Macron, qui joue au « Zorro vert », n’aurait-il plus le contrôle du lobby des recycleurs « made in France » ?

42 conteneurs ont été renvoyés vers le Royaume-Uni, 17 vers les Etats-Unis d’Amérique et 11 vers le Canada, et ceci n’est qu’un bilan provisoire.

Quant au principe pollueur-payeur, l’incident malaysien n’y changera rien. L’occulte politique du recyclage pratiquée par les pays ultra consommateurs veillera à ce que ce principe ne devienne jamais réalité.

Ce serait contraire aux intérêts de la consommation mondialisée !

Edouard Kutten