Arrêter les vieux réacteurs nucléaires est une des principales exigences écologiques. Or jusqu’à présent cela a traîné.

En France, E. Macron a annoncé pour le 22 février 2020 l’arrêt du premier réacteur nucléaire de la centrale de Fessenheim, qui fut mis en marche en 1977. Entretemps la centrale de Fessenheim est devenue un « danger public ». Fr. Hollande avait déjà annoncé l’arrêt de la centrale pour fin 2016, mais cet arrêt fut conditionné au démarrage de l’EPR de Flamanville. En d’autres mots, l’on ne renonce pas au nucléaire si vite.

Les effectifs occupés à Fessenheim vivent mal ce démantèlement. D’abord on leur a « vendu » le nucléaire comme « l’énergie du futur », et maintenant on leur explique que tel n’était pas le cas. L’on était fiers de travailler à Fessenheim, un des « sites nucléaires tricolores les mieux côtés » (cf. Le Figaro-éco, 10.02.2020). En 2024 ils ne seront plus que 67 à y travailler.

Cependant ce n’est pas par l’arrêt du site de Fessenheim que le problème sera résolu. La gestion des combustibles radioactifs reste pour le moins floue, le démantèlement, ainsi que la remise en état des lieux sont devenus un enjeu lucratif.

La vigilance est donc indiquée, mais assurée par qui ?

Il faut savoir que 57 ans après l’essai nucléaire souterrain français (1963) « Béryl », dans le désert saharien près de Reggane en Algérie, la radioactivité sous le sable est toujours présente. L’Algérie, devenue un Etat indépendant, a hérité d’un environnement saharien durablement atteint. Mais, officiellement, du côté français on a respecté la procédure « ad hoc ».

Quant à Cattenom … rien de neuf de l’autre côté de la « Gander » !!!

Edouard Kutten