2019 était une année noire pour Renault.

L’alliance, tant vantée et subventionnée par l’Etat français, entre Renault, Nissan et Mitsubishi aurait été « déstabilisée » par l’affaire C. Ghosn. Voilà l’excuse officielle présentée le 14.02.2020 par Renault pour « expliquer » les lourdes baisses d’activité.

Notant des pertes de 141 millions d’euros, Renault se retrouve dans le « rouge ». Une situation provoquée par la baisse de régime de Nissan, qui n’aurait « rapporté » que 242 millions d’euros à Renault en 2019. En 2018 on notait 2,18 milliards d’euros de la part de Nissan.

Bref, Renault n’était pas viable sans Nissan & Co, ce qui n’a pas empêché sa politique de « parachutes dorés ».

La stratégie de l’assemblage « made in France » est une politique du profit rapide, mais de courte durée, la délocalisation de la production croissante en est une des caractéristiques.

Les actionnaires n’ont cependant pas besoin d’être inquiets, la direction de Renault a envisagé des économies à grandeur de 2 milliards d’euros sur les coûts de structure (cf. Rapport du 14.02.2020). Ce qui signifie en clair, fermeture d’usines, voire licenciements.

Clotilde Delbos, directrice générale par intérim, a déclaré, lors d’une conférence de presse (cf. Humanité, 17.02.2020) : « Nous n’avons aucun tabou et nous n’excluons rien … ».

Les choses sont claires, la messe est dite … et les actionnaires sont rassurés !

Edouard Kutten