Il est connu que les conditions de travail en Chine laissent à désirer. Ce vide social n’a pourtant pas empêché les mondialisateurs, à la recherche de profits faramineux, à faire produire en Chine.

A quel point le monde capitaliste en est devenu dépendant, vient d’être révélé par un événement imprévisible, le déclenchement de l’épidémie du coronavirus. En effet, la Chine est devenue, en quelques décennies, le poumon de l’économie mondialisée, et ceci à la plus grande satisfaction de l’actionnariat.

Un « virus » a suffi pour paralyser de nombreuses entreprises multinationales de par le monde. Le coronavirus a mis à nu la fragilité de l’économie mondialisée, dont une des caractéristiques est la fragmentation du processus de fabrication des biens et de leurs composants entre de nombreux pays, voire continents. On laisse fabriquer ou construire là où les coûts sont les moins élevés.

La Chine s’est « enrhumée » et les globalisateurs de l’extrême toussent et éternuent. Transports, aéronautique, industrie lourde, high technologie, l’automobile, … tout s’enraye. Même Pernod Ricard, numéro deux mondial des spiritueux, a déjà revu à la baisse les prévisions annuelles de bénéfice (cf. Le Figaro, 28.02.2020).

Pauvres actionnaires !

Il faut bien évidemment lutter contre le « virus », mais le vrai problème économique c’est l’ultra mondialisation et là il n’y a qu’un seul remède, la dé-mondialisation … au plus haut niveau économique mondial.

Il va de soi que certains préfèrent encore le « coronavirus » !

Edouard Kutten