Malgré la pandémie du coronavirus la politique à l’échelon européenne, voire mondiale, continue à fonctionner, sauf que l’on en parle moins.

Il y a beaucoup de décisions prises à l’insu des citoyens.

Ainsi l’accord post-Brexit sera mis en place d’ici la fin 2020. Il s’agira d’un simple accord commercial conclu dans les domaines relevant des « compétences exclusives de l’Union européenne ».

Pour le reste l’on verra dans les prochaines années. Quant aux parlements nationaux, leur rôle n’est pas clairement défini. Pouvoir suivre de près le processus des négociations n’est pas prévu pour le moment.

M. Barnier, le négociateur en chef pour les futures relations entre l’Union européenne et le Royaume Uni, était évasif sur le sujet lors de sa visite au parlement luxembourgeois en janvier 2020. Les accords à venir seront « probablement » soumis à l’approbation des parlements nationaux.

Bruxelles n’a jamais trop apprécié l’ingérence des parlements nationaux. Pour le négociateur il est clair que « les relations entre les deux parties ne pourront plus être identiques » (cf. Chambre des Députés 7/1920).

Les Etats-Unis d’Amérique n’ont rien à craindre, leur influence politique et militaire en Europe reste intacte, même après la sortie de l’Union européenne de son plus docile allié, la Grande-Bretagne.

Il y a assez d’Etats dans l’Union européenne prêts à se disputer le rôle de « perroquet de Washington » !

Edouard Kutten