Que tous les demeurés lisent « Le Figaro » de ce jour, 4 mai 2020, à la page 9 : « France – Chine les liaisons dangereuses ».

Je cite sans commentaire :

"Le Covid-19 … a-t-il fui le laboratoire P2 du Centre de prévention et de contrôle des maladies, qui mène des recherches sur les coronavirus de chauve-souris dans des conditions de sécurité parfois douteuses et se situe à 300 mètres du fameux « marché humide » de Wuhan … ? "

"Le fait que le virus soit né à Wuhan, dans la ville où Pékin a installé son laboratoire de haute sécurité biologique fourni par les Françaix, ajouté aux efforts de dissimulation des autorités chinoises, a suffi à faire ressurgir une question ultrasensible dans l’Hexagone : la vente de technologies duales, c’est-à-dire pouvant servir à des fins civiles comme militaires… »

"Nous pensions que le P4 donnerait des instruments à la Chine si elle voulait un jour lancer un programme d’armes biologiques." (Un haut diplomate français)

"S’il s’avérait que la France, en livrant à la Chine un joyau technologique comme le P4, avait involontairement et indirectement joué un rôle dans la diffusion du virus, l’affaire serait embarrassante pour Paris… C’est sans doute la raison pour laquelle une chape de plomb s’est abattue sur le sujet dans les milieux de la défense et de la diplomatie."

"La Défense, les renseignements extérieurs (DGSE) et les Affaires étrangers étaient vent debout contre un projet qui selon eux pouvait servir un programme militaire d’arme bactériologique. Ils soupçonnaient Pékin de vouloir s’équiper, à terme, de cinq ou sept laboratoires P4, dont deux à vocation militaire."

"Depuis le début de l’épidémie, le parti et l’État interviennent dans la recherche, manipulant les dates et réécrivant l’histoire du coronavirus."

"Après l’inauguration en 2017, les Français ont été poussés dehors... Les Chinois ne voulaient surtout pas qu’on regarde par-dessus leur épaule. Ils voulaient prouver qu’ils pouvaient s’en sortir seuls…"

"La Chine a renoncé officiellement à l’étanchéité entre les domaines civils et militaires avec la création, en 2015, d’un comité de pilotage à l’intégration civilo-militaire. Depuis 2018, une loi oblige aussi les laboratoires civils et militaires à coopérer."

Que chaque lecteur de ces passages du « Figaro » se fasse son idée en attendant que Pompeo nous révèle les immenses preuves, comme il dit, de la fuite du virus d’un laboratoire du Wuhan.

Gaston VOGEL