Afin de permettre à la Banque Centrale Européenne (BCE) de sortir son « bazooka financier », les critères du traité de Maastricht ont provisoirement été mis en veilleuse par Bruxelles pour garantir une flexibilité maximale des règlements de déficit et de dettes. Le provisoire a l’avantage d’être indéfini, il durera le temps qu’il faudra.

Ce procédé ne résoudra pas la question à savoir quand les pays concernés vont rembourser leurs dettes contractées auprès de la BCE à grandeur de 750 milliards d’euros. Mais dans les milieux financiers, l’on a apparemment toujours réponse à tout. Même le non-remboursement est envisagé, vu que le traité de Maastricht interdit toute annulation de dette par la BCE.

En coulisses d’aucuns pensent à renégocier le traité de façon à ce que la BCE puisse prêter de l’argent qui ne sera pas remboursé. Ce serait un retour au temps des dévaluations monétaires.

Cette politique « prépare », mine de rien, « la crise » après la crise. Mais il est encore temps de mettre fin à cette mondialisation de l’endettement !

Edouard Kutten