L’an 2020 sera officiellement marqué par la pandémie qui a d’ailleurs servi de paravent pour cacher certains faits comme, par exemple, une intensification de la course effrénée aux armements. Du jamais vu, selon le « Sipri » (Stockholm International Peace Research Institute), le record de 2019 sera battu en 2020. 1.917 milliards de dollars ont été « investis » dans l’armement en 2019, ce qui représente une moyenne de 249 euros par habitant du globe. Si ces sommes étaient investies dans la lutte contre la misère et les maladies, il va sans dire que certains fléaux auraient disparu. Mais pratiquer la « charité » ne « rapporte » rien et ne sert pas à relancer l’économie.

Les complexes militaro-industriels, qu’ils soient américains, russes, chinois ou européens, ne connaissent pas de crise. Certains industriels de l’armement se vantent d’être les « sauveurs de l’économie ». Un jeu bien vicieux, l’Etat passe les commandes payées avec le denier public, afin que les industriels puissent « sauver » l’économie, à la plus grande satisfaction des actionnaires. Cela frôle l’absurde et le ridicule, si l’on se rappelle qu’un simple virus, le covid 19 en l’occurrence, a réussi à paralyser le joyau de la flotte française, le porte-avions « Charles de Gaulle ».

Mais la France ne désarme pas, elle a déjà passé la commande pour un nouveau porte-avions nucléaire, dont le coût tourne autour de 5 milliards d’euros.

On n’est décidément pas à une « folie des grandeurs » près !

Edouard Kutten