Relance, nouveau plan économique, accord de compétitivité, mobilisation générale pour sauver l’emploi, etc. font partie de la terminologie actuelle. Ces termes sont faits pour inspirer confiance et redonner espoir.

En réalité ils sont souvent trompeurs ! Qui ne se souvient pas des milliards investis par l’Etat pour sauver le site Renault en France. En 2019, Renault notait encore un chiffre d’affaires de 55,6 milliards d’euros. Renault s’y connaît en plans sociaux : 1985, 1989, 1997, 2008 et 2013, l’année où fut signé le premier « accord de compétitivité » avec une partie des syndicats. 7.500 postes furent supprimés en 3 ans.

L’actuel plan d’économie, « cofinancé » par l’Etat français, prévoit la suppression de 4.600 emplois en France et 15.000 dans le monde. Car Renault, comme tous les géants industriels, fait construire dans les pays où les marges bénéficiaires sont les plus élevées. Cette politique a entraîné une désindustrialisation dans bon nombre de pays. Mais cela fait partie des pratiques usuelles dans une économie mondialisée.

Cependant le bout du tunnel n’est pas encore à apercevoir, car comme disait J.L. Bonnafé, patron de BNP-Paribas (cf. Le Figaro 06.05.2020) « La crise ne signifie pas la fin de la mondialisation » !

Edouard Kutten