A l’occasion de la journée de l’Europe (09.05.2020), F. Etgen, Président de la Chambre des Députés, disait qu’il fallait « mettre le citoyen au centre des préoccupations ». Une revendication plus que légitime, mais la réalité écono-politique dans l’Union européenne a d’autres préoccupations.

La Lufthansa, le premier transporteur aérien européen, veut supprimer 22.000 emplois, British Airways parle de 12.000 emplois (cf. Le Figaro-éco, 12.06.2020). La réduction des coûts du personnel est une des conditions pour garantir le « grand » redémarrage.

Renault parle de la suppression de 15.000 emplois dans le monde. BP a annoncé de supprimer 10.000 emplois dans le monde. B. Looney, directeur général de BP, n’a pas mâché ses mots : « cela nous aidera à être plus performants » (cf. Le Figaro, 09.06.2020).

En France, 500.000 emplois ont déjà été détruits et 600.000 emplois ont été perdus en mai au Royaume-Uni.

Une drôle de façon de mettre le citoyen au centre des préoccupations. La Sécurité sociale est mise en danger dans maints pays. En France, par exemple, le déficit de la Sécurité sociale tournera autour de 52 milliards d’euros, la branche « maladie » est la plus touchée.

En même temps les géants du luxe, de l’industrie et de la technologie garantissent des dividendes réguliers. Le CAC40 a regagné 32 % en 3 mois et les Bourses sont galvanisées par l’action et le plan de relance pratiqué par les banques centrales.

Tel le veut l’insolence du système !

Edouard Kutten