Le déconfinement n’a aucunement changé les pratiques des grands patrons. En bref, après avoir profité au maximum, l’on s’en va. Daimler vient d’en livrer un bel exemple en lâchant l’usine Smart d’Hambach en Moselle. Renonçant à produire un véhicule électrique Mercedes en remplacement de la Smart, Daimler annonçait le 3 juillet dernier vouloir mettre en vente l’usine. 1.600 emplois sont directement menacés.

Les salariés avaient pourtant tout fait pour satisfaire le groupe et ses actionnaires en acceptant en 2016 un allongement du temps de travail et en même temps une baisse des salaires.

Cela explique pourquoi le groupe Daimler se porte bien. En 2019 il notait un bénéfice de 2,7 milliards d’euros et sur le 1er trimestre 2020 un bénéfice de 200 millions d’euros fut affiché.

Les salariés se sentent trahis, mais apparemment la direction du groupe a préféré répondre aux exigences financières des actionnaires.

Que ce soit Daimler ou un autre géant, ils n’ont rien à craindre. Nonobstant leur politique de suppression d’emplois, ils continueront à profiter de la complaisance de la classe politique.

Et ceci non seulement en France !

Edouard Kutten