Au cours des dernières années, le nombre des aides-soignants – essentiellement celui des ressortissants étrangers – s’est accru de façon considérable. Toutefois, l’ homologation de leurs certificats et diplômes étrangers dans notre pays en est resté à un stade de Moyen-Âge. Pour exemple: les demandeurs belges et français en possession de leur diplôme attestant des études professionnelles se voient obligés de se soumettre chez nous à de nouvelles barrières professionnelles et administratives. L’argument majeur de nos services nationaux réside apparemment dans le fait que chez eux, entre autres, ils n’ont pas le droit d’administrer l’insuline aux patients diabétiques. Argument ridicule, en effet, puisque la plupart des diabétiques gèrent sans problèmes leur dose d’insuline depuis un certain temps, voire depuis des années, sans pour autant s’ être soumis à des tests et des examens.

Lors de la présentation du dossier en vue d’exercer au Luxembourg, ces candidats ont à verser la somme de 350 euros. Y viennent s’ajouter par la suite deux autres virements à 75 euros, en tout et pour tout 500 euros pour se voir confirmer au terme d’un examen qui ne mérite guère cette dénomination, que tant leurs études professionnelles que les stages intermittents leur ont fourni les connaissances nécessaires.

Cette obligation peu compréhensible aurait-elle pris ses origines dans la création de nouvelles recettes étatiques? Et les dispositions afférentes continuent de plus belle à valoir à une époque où la pénurie de personnel qualifié dans le domaine des soins se fait cruellement sentir chez nous.

Il serait grand temps d’ accorder à ces nombreux intéressés, ressortissants d’un pays de la Communauté Européenne, l’homologation pure et simple de leur diplôme.

Roby ZENNER

Rodange