L’annonce de l’arrivée imminente d’un vaccin anti-covid a fait rêver d’aucuns, voilà leur Noël sauvé !

Or ce vaccin soulève plus de questions qu’il ne donne de réponses. Afin de ne plus se planter comme lors de l’achat des masques, l’Union européenne a eu comme mission de faire une commande en bloc. 1,4 milliards de doses de vaccin ont été sécurisées par les 27 pays membres de l’Union européenne. A cet effet des contrats ont été signés avec Pfizer et BioN’Tech pour 300 millions de doses, avec Sanofi GSK pour 300 millions de doses, avec Johnson & Johnson pour 400 millions de doses et Astra Zeneca pour 400 millions de doses.

Il faut savoir qu’en échange de la garantie d’approvisionnement l’Union européenne financera une partie des coûts de développement et de fabrication pour une somme de 2,1 milliards d’euros qui seront prélevés sur les 2,7 milliards de l’instrument d’aide d’urgence.

Il y a beaucoup d’interrogations sur le contenu de ces contrats dont les clauses sont tenues secrètes. Il n’y a que des suppositions sur le prix de vente du vaccin. Or l’on sait que les vaccinations devront être répétées et les 1,4 milliards de doses ne suffiront pas.

Un vaccin garantissant une protection de plusieurs mois serait un pas de géant. Les futurs vaccins enchérissent les patrons des laboratoires, voilà ce qui est sûr ! Rien n’est dit sur la répartition des royalties des brevets.

Il y a un manque de transparence voulu, or on ne doit pas oublier qu’il s’agit d’argent public qui a été investi, non pour rendre des actionnaires encore plus riches, mais pour garantir les soins de la population.

Il faut insister dans ce contexte sur le fait que ce n’est pas le moment de brader la fiabilité et les preuves d’efficacité des vaccins, même si la sauvegarde de Noël est prioritaire pour d’aucuns.

Attention cependant, le petit SDF dans la crèche n’est pas vacciné !

Edouard Kutten