Le compte à rebours a commencé. Les Etats-Unis d’Amérique veulent commencer à vacciner avant Noël, en Europe on est en train de travailler sur les stratégies de vaccination.

Il ne suffit cependant pas d’avoir les vaccins, il faut aussi que la population soit prête à se faire vacciner. La méfiance engendrée par l’incurie doublée d’autoritarisme n’a pas arrangé les choses dans bon nombre de pays. Très souvent l’expertise médicale est soupçonnée de ne pas être neutre. Il est vrai qu’une certaine influence économique, politique, voire médiatique ne peut pas être niée.

L’organisation des campagnes de vaccination n’est pas seulement un défi logistique. Il ne suffit pas de compter sur la seule force de persuasion des médecins pour convaincre les récalcitrants de se faire vacciner. Il y a encore trop d’inconnues. La durée de protection des différents vaccins, par exemple, reste une inconnue majeure.

Ce serait d’ailleurs une grave erreur, que de croire que le vaccin seul peut mettre fin à l’épidémie. Ce n’est pas en laissant circuler de faux espoirs, genre « le vaccin va sauver Noël », qu’on réussira à mettre fin à la méfiance. N’oublions pas que la méfiance est à la base de cette anxiété profonde qi hante de plus en plus certaines couches sociales.

Or la vaccination est un enjeu sociétal qu’il faut gagner !

Edouard Kutten