Le récent rapport de « German Watch New Climate Institute and Climate Action Network » sur le climat est très explicite. Cinq ans après la COP à Paris le constat est décevant, car les promesses n'ont pas été tenues. Les gaz à effet de serre, par exemple, continuent de s'accumuler dans l'atmosphère. Ce sont surtout les grandes nations qui ont échoué, la France en premier. Elle rétrograde au 23e rang entre l'Indonésie et l'Egypte. Il y a une différence entre belles paroles et réalité. E. Macron est rentré dans les rangs, on ne parle plus de la convention citoyenne pour le climat. Une partie des propositions seulement ont été reprises dans le nouvel accord fraîchement conclu par les pays européens en vue de l'objectif global 2030. Les ambitions ont été revues à la baisse. Cela reflète l'insuffisance manifeste des politiques climatiques nationales. Ce manque d'ambition est la preuve que les intérêts économiques priment toujours.

Cela n'empêche pourtant pas ces mêmes nations qui ont échoué au niveau national et international de continuer à jouer au « missionnaire vert » en Afrique. Leur mission consiste à sauver le mythe de « l'Eden africain ». Selon la tradition, les élites européennes savent mieux que les Africains ce qui est bon pour l'Afrique. Cela ne vaut pas seulement pour l'économie, mais aussi pour l'environnement. Le cas échéant il faut protéger l'Afrique des Africains, tel le veut le « colonialisme vert ».

Quant aux émissions des gaz de serre dans « nos pays industrialisés » ... on attendra 2030 !

Edouard Kutten