Dans la majeure partie des pays de l’Union européenne l’on assiste à un démantèlement programmé des services publics qui est suivi d’une restructuration « managériale » des institutions publiques restantes, dont l’école fait partie. Le dernier essai dans ce sens fut l’œuvre du Ministre de l’Education Nationale, C. Meisch.

Les objectifs et les modes de fonctionnement de la « Nouvelle école » sont ordonnés aux exigences de la compétition économique. Et on y met les moyens. L’on constate que de plus en plus de personnes sont engagées pour travailler à gérer l’école alors que de moins en moins de personnes interagissent avec les élèves. La première mission de l’école devrait être le développement des capacités de réflexions des élèves. Or, tout doucement, enrobé de belles paroles, le critère ultime, celui de la valeur économique, domine les décisions concernant l’enseignement.

Et l’élève, pris au piège devra, bon gré, mal gré, penser sa formation et son orientation selon les critères de l’employabilité. Le marché du travail ultra libéralisé regorge de propositions alléchantes allant du « Mastère en management pharmaceutique », « Mastère en gestion de patrimoine », jusqu’au simple « Diplôme en management du sport » (dénominations françaises). La loi du marché fera le reste … ! Sur 30 diplômes d’un DVT informatique et communication de l’université de Nancy en 2018, 4 ont réussi à être embauchés. Ils avaient cru avoir mis toutes les chances de leur côté. Ils ont fini par coûter trop cher et sont devenus par-là inintéressants pour le marché de l’emploi débridé, profitant de ces temps difficiles.

Il est inacceptable que l’enseignement public se fasse complice de cette politique d’exploitation.

L’école publique est la base de tout développement sociétal démocratique.

D’Schoul steet net zum Verkaaf!  (L’école n’est pas à vendre)

Edouard Kutten