Le récent sommet européen a clairement montré qu’il s’agissait de protéger les seuls intérêts financiers. Plus de pressions sur la Hongrie et la Pologne, ils eurent l’assurance qu’ils ne seraient pas inquiétés pour leurs positions anti-LGBT et IVG. En votant pour le fond de relance et en acceptant le cadre financier pluriannuel, la Hongrie et la Pologne ont provoqué un grand soulagement au sein de l’Union européenne. Quant à « l’Etat de droit »…, au sein de l’Union européenne il n’a plus que valeur symbolique !

Ainsi l’Europe pourra déployer son filet de sécurité pour ses banques. Depuis 7 ans l’on discute d’un fonds de secours, car la dette de 2010 n’est pas encore éliminée. Les dettes douteuses sont difficiles à « écouler ». 120 milliards d’euros seront disponibles en 2022 ou 2024 en cas d’urgence pour parer à une crise bancaire dans la « zone euro ». L’Eurosystème (BCE et banques centrales) est obligé d’absorber une large part des émissions brutes de dettes des Etats de la zone euro Et comme si de rien n’était, la BCE va, selon les dires de Ch. Lagarde (cf. Figaro-éco, 10.12.2020) étendre son programme de rachats de dettes. Un endettement « garanti » à taux négatifs est une vraie stimulation pour beaucoup d’Etats.

Cette « dette facile », ce « trop de dettes » n’est pas sans conséquences pour les financements sûrs qui risquent d’être nuls pour longtemps. C’est l’effet pervers de cette politique de la « dette facile » conclue entre banques centrales et gouvernements. Un vrai « pacte faustien » ! Edouard Kutten