La délinquance juvénile ne date pas d’aujourd’hui. Mais elle fait partie de ces phénomènes de société dont on ne parle qu’occasionnellement lorsque les médias s’y intéressent, comme récemment lors de l’affaire Youri en France, voire l’assassinat d’un jeune à Bonnevoie.

La délinquance juvénile a hélas pris des allures de grande délinquance. Le nombre de mineurs mis en cause pour violences physiques a augmenté. Ce n’est plus un phénomène local, mais généralisé qui existe dans tous les pays. L’organisation en bande est typique, l’individu ne peut exister que dans le groupe. Idem pour les adultes, la société de consommation n’aime pas trop l’individualisme.

Quant aux causes de cette délinquance, ce sont, à côté des réseaux sociaux et de l’Internet qui jouent le rôle de catalyseur de la violence, le délitement de l’école, de la cellule familiale et de l’autorité publique.

Le caractère communautaire et territorial des bandes de jeunes est en outre la conséquence d’une immigration incontrôlée et d’une intégration mal vécue dans un climat malsain et agressif.

Les sources de ces agissements criminels sont d’origine sociétale, le délinquant est un produit de la société. C’est donc en aval et en amont que la société doit réagir. Il faut d’avantage créer des structures d’accompagnement des jeunes en difficultés, des structures d’intégration, d’éducation et de réintégration. Toute cette infrastructure a son prix, il faut surtout embaucher du personnel qualifié. L’on doit investir dans ce domaine, les bonnes résolutions et les belles paroles ne suffisent plus. Il est midi pile !

Ces omissions structurelles font que, comme dans le secteur sanitaire, l’on est en pleine improvisation. Plaider pour un renforcement des forces de l’ordre est le réflexe typique lorsqu’on est débordé.

C’est significatif hélas pour beaucoup de pays de l’Union européenne. Mais cela ne fait qu’entraîner une hantise sécuritaire empêchant toute ouverture démocratique de la société face à ces problèmes !

Edouard Kutten