L’atterrissage du rover Perseverance sur Mars, dont Biden a profité pour l’attribuer aux performances de la haute technicité américaine, prouve bien que si l’on veut l’on peut.

Mais hélas cela ne vaut pas pour tous les domaines de la société. Le « coefficient de Gini » qui mesure l’ensemble des inégalités est en train d’augmenter brutalement dans presque tous les pays. Une hausse durable s’annonce, car les précarités déjà existantes vont s’agrandir sous l’effet de la pandémie de Covid-19.

Une des précarités dont on n’entend parler que rarement, est celle de la précarité alimentaire. Celle-ci est étroitement liée à la pauvreté qui progresse partout. La France, par exemple, note officiellement 10 millions de pauvres, forcés à vivre avec moins de 9 euros par jour.

Les banques alimentaires sont très révélatrices. Elles montrent clairement que le nombre de démunis qui ne peuvent pas manger à leur faim est en permanente augmentation. Les demandes d’aide alimentaire se comptent par millions. Les associations d’aide, comme « le secours populaire » ou « Stëmm vun der Strooss », fonctionnant selon le système de bénévolat, sont submergées.

Même au niveau des vaccinations on retrouve discrépance. Il y a une vaccination pour privilégiés, et celle pour les « autres ». Cela se reflète d’ailleurs dans cette compétition inédite entre Etats aux revenus et moyens inégaux pour se réserver et s’approprier les doses nécessaires de vaccins. Selon la secrétaire générale de l’APF (Assemblée parlementaire de la Francophonie), Louise Mushikiwabo, 80 % des vaccins produits dans le monde ont en effet été achetés par une dizaine de pays riches.

Les faits étant ce qu’ils sont, l’on se contente pour le moment en haut lieu politique de gérer… les réformes sociales seront pour plus tard, beaucoup plus tard … trop tard !?

Edouard Kutten