Faire preuve de solidarité est, faute de mieux, le slogan politique le plus souvent employé pendant la crise sanitaire. Cela n’a pas empêché certains milieux de faire fi de cette solidarité. Ainsi la pratique de l’évasion fiscale a-t-elle été très « prospère » pendant la pandémie. L’évasion fiscale annuelle des entreprises en Europe tourne autour des 70 milliards d’euros. Ceci est dû au fait que la transparence fiscale a l’intérieur de l’Union européenne n’existe pas. Il ne suffit pas de s’en prendre aux entreprises et de leur faire la morale.

Ce système d’évasion fiscale ne fonctionne que grâce à la complicité des banques qui profitent du fait que certaines places financières mettent à disposition un droit des sociétés très « libéral ».

Il est bien connu que plus la finance est libre, plus les délits sont nombreux. Les scandales des « Panama Papers » et des « Luxleaks », entre autres, ont forcé l’Union européenne à réagir. On a promis en haut lieu d’engager une politique de transparence fiscale.

Mais pour rendre efficace cette lutte contre le blanchiment et l’évasion fiscale, il faudrait que la justice, au niveau nationale et internationale, soit totalement indépendante du pouvoir exécutif.

Or, c’est là que le bât blesse !

Edouard Kutten