Il s’est révélé que le système de brevets existant actuellement est le principal obstacle pour garantir l’accès aux vaccins pour tous.

Malgré la « grande opacité » entourant les « accords d’achat anticipés », il s’est su que les laboratoires ont été subventionnés à coup de milliards d’euros par les Etats et la Commission européenne. Celle-ci a versé 2 milliards d’euros pendant la mise au point des vaccins, c’est-à-dire pendant la période de recherche, de développement et de production. Les risques financiers des entreprises de laboratoires impliquées étaient ainsi limités.

Néanmoins ces derniers ont gardé la main sur les brevets et négocient le prix avec les Etats. Les contrats contiennent des clauses de livraison plus que flexibles et le plus offrant est le premier servi. Il y a de quoi être frustré, d’un côté la socialisation des frais et de l’autre la privatisation des profits !

Le retard dans l’immunisation va coûter des milliards à l’Union européenne. Ce retard pris sur le calendrier vaccinal tourne autour des 7 semaines et freine la croissance économique ce qui pourrait coûter aux pays membres environ 123 milliards d’euros au mois de mars, selon les estimations de l’assureur-crédit Euler Hermes.

Le moment devrait être venu de songer à réformer le système actuel des brevets fonctionnant selon les règles du clientélisme. Transparence et démocratisation des instances de décision sont de mise.

Fini le temps des « pots aux roses » !

Edouard Kutten