L’Union européenne craint une nouvelle vague migratoire à en croire certains responsables politiques. Il y a urgence aux frontières de l’Union européenne. Celle-ci est trop « ouverte » selon d’aucuns, il ne faut plus que l’Union européenne tarde encore longtemps à museler son dispositif aux frontières. Apparemment l’on ne peut pas protéger le mode de vie européen sans protection des frontières de l’Union européenne. En d’autres mots, fin du traité de Schengen élargi et entraînant avant tout une réforme drastique du système d’asile.

Mais le problème en l’Union européenne est que l’on ne peut pas séparer la démographie de la migration. Et l’inquiétude démographique est grande dans les milieux politiques, surtout de droite, pour qui la croissance démographique liée à une politique sous influence religieuse est restée le « dada » favori. N’empêche que l’accroissement naturel dans la plupart des pays de l’Union européenne est dû à l’immigration dépassant en certains pays, comme la France ou le Luxembourg par exemple, les 40 %. Or c’est là que commencerait le problème. La migration est de moins en moins européenne, elle est de plus en plus africaine, une immigration toujours plus éloignée des codes culturels de l’Union européenne. L’assimilation à l’ancienne ne fonctionne plus.

Les nouveaux migrants ne sont plus des sujets dévots, ils veulent être des citoyens à droits égaux. Selon les défenseurs de la « forteresse Union européenne », un contrôle plus rigoureux s’impose pour garantir une immigration sélective. Il faut faire un tri ! La sauvegarde de la civilisation européenne des valeurs chrétiennes serait donc à ce prix ! Que l’Union européenne se porte bien grâce à sa politique colonialiste au passé peu glorieux en Afrique par exemple, ne dérange pas grand monde. Ce n’est pas dans un « confinement socio-politique » que l’Union européenne trouvera les bonnes solutions pour l’avenir. Une évolution sociétale démocratique, sociale et libre, ne se fera pas derrière les barreaux d’une « cage dorée ».

Edouard Kutten