La crise du Covid 19 a détruit atour de 114 millions d’emploi en 2020 dans le monde (cf. Figaro-éco, 08.07.2021). La zone OCDE, qui regroupe 37 pays, dont les plus riches, comptait en 2021  8 millions chômeurs en plus qu’avant la crise, sans oublier les 14 millions d’inactifs ayant renoncé à chercher du travail. Le taux de chômage officiel s’élève à 6,6 % dans la zone OCDE et à 12,6 % pour les jeunes.

Les petits artisans, formateurs traditionnels d’apprentis, ont été délaissés pendant la crise et ne sont plus en mesure d’assumer ce rôle important. Les grandes multinationales, ayant engrangé les subventions et aides financières, n’ont pas investi dans la formation des jeunes. Leur principal souci est de satisfaire leur actionnariat. Le télétravail n’a pas engendré de nouveaux emplois dans les secteurs économiques où il s’est enraciné, au contraire, beaucoup d’emplois ont été détruits.

L’épidémie a amplifié les inégalités sur le marché de l’emploi. Et certaines décisions politiques ne sont pas faites pour y remédier. Ainsi M. Draghi, Président de l’Italie, a-t-il réagi en banquier routinier, en levant l’interdiction de licencier, cédant par-là à la pression du patronat italien. Il faut avouer que cette interdiction n’a pas empêché la disparition de 1 million d’emplois pendant la crise.

La France a décidé de relancer l’industrie à la santé en investissant 7 milliards d’euros dans l’industrie pharmaceutique, les actionnaires de Sanofi sont aux anges. Rien n’a été fait par contre pour « relancer » les secteurs de la santé publique.

Le PDG de Moderna, St. Bancel, a vu bondir sa fortune de 1,4 milliards à 5 milliards d’euros en 1 an (cf. Challenges, 08.07.2021). Il en est de même pour le cofondateur allemand de BioNTech, Ugur Sahin avec une fortune estimée à 4 milliards d’euros. Des enrichissements pendant le temps de crise sanitaire et économique qui frôlent l’indécence.

Le capitalisme « déconfiné » à prouvé que, même en temps de crise, il ne fait qu’accroître les inégalités !

Edouard Kutten