L’accord sur l’impôt mondial et la taxation des multinationales voté au G20 n’a pas fait trembler ces dernières. Un résultat minimal de 15 % fut finalement obtenu. Les pays du Sud voulaient un taux de 21 % minimum et sont déçus. Les pays réputés pour leur « largesse » en matière de fiscalité voient une attaque à leur souveraineté dans cette réforme. Les paradis fiscaux savent que ce ne sera pas la fin du monde pour eux, trop de pays sont intéressés à ce que la politique d’évasion fiscale continue. Même certains pays qui ont signé l’accord pour la forme, continuent leur « propre politique » en coulisses. Les « Luxletters » en sont un exemple.

Ce n’est donc pas la fin des « magouilles financières » sur les bénéfices. L’on sait que 40 % des profits réalisés par les multinationales continueront à être détournés vers les paradis fiscaux.

Un mépris sans pareil pour les pays et Etats pauvres, car les mécanismes qu’on mettra en place ne vont pas réduire les inégalités existantes. En coulisse l’on est en train de définir les multiples dérogations. Les niches « ad hoc » sont déjà prêtes.

Pour que la taxation des multinationales réussisse, il faudrait que les pays où les multis ont leurs activités s’entendent et collaborent avec les pays où elles ont leur siège pour pouvoir recouvrer les taxes dues.

Théoriquement ce serait faisable, mais la réalité politique est autre. Attention au « trompe l’œil » !

Edouard Kutten