Dans les milieux proches des industries pharmaceutiques l’on entend de plus en plus de voix qui demandent une troisième dose de vaccin contre le Covid 19. La 4eme vague due à la prolifération des variants sert de prétexte.

Les producteurs de vaccins sont tout ouïe et prêts à agir. Ils ont le doigt sur les contrats qui indiquent, selon une étude publiée le 15 juillet 2021 par le « groupe de Gauche » du Parlement européen, que « les droits de propriété intellectuelle restent entre les mains de l’entreprise, sans exiger qu’ils soient partagés, utilisés sous licence ou en copropriété dans l’intérêt public ».

L’impuissance de l’Union européenne face aux laboratoires est la conséquence d’une faillite dans les tractations avec les producteurs de vaccins. Des accords sans contrainte ne sont pas un fruit du hasard, c’est un choix qui a été fait.

En 2019 l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) avait adopté une résolution visant à la transparence sur les coûts et les prix des médicaments. L’instrument existe toujours, encore faut-il avoir le courage de s’en servir. L’OMS conteste à raison la nécessité d’une troisième dose préconisée par les pays riches.

Trois doses pour les uns, zéro pour beaucoup d’autres, voilà à quoi cela mènera. Il ne faut pas perdre de vue qu’en l’état actuel des choses il faudrait 30 ans, selon les estimations de l’OMS, pour vacciner le monde entier.

Or le droit au vaccin pour tous devrait être une priorité universelle !

Edouard Kutten