Les mêmes médias qui, il y a peu de temps, avaient fait de J. Biden « l’homme de la providence », le « nouveau guide du monde libre », se sont tus.

Après seulement 6 mois au pouvoir, le temps pour Biden est déjà compté, car il reste empêtré dans les profondes divisions sociétales des Etats-Unis d’Amérique. La confiance est le pivot de toute tentative de réforme. Or Biden est non seulement confronté aux Républicains, mais aussi à la méfiance de quelques Démocrates pour faire voter son plan d’investissement dans les infrastructures, pièce maîtresse de ses réformes. 1.200 milliards de dollars sont disponibles.

Le fait est qu’il y a désaccord sur presque tout, la politique d’immigration, la réforme de la police, une nouvelle législation sur le port d’armes, etc. Les voix critiques lui reprochent de plus en plus ouvertement d’être la « marionnette d’Obama ». D’aucuns parmi ses « amis » se posent la question si Biden n’a pas déjà « mangé son pain blanc ».

Vouloir se servir de l’enquête sur l’attaque du capitole à Washington le 6 janvier 2021, pour relancer sa popularité est un jeu risqué. Car le souvenir de la guerre civile hante le présent plus que jamais. Le massacre « fratricide » de Gettysburg, faisant 36.000 morts en 3 jours, n’est pas oublié.

Biden a le grand désavantage de ne pas pouvoir profiter d’un succès militaire pour resouder la nation américaine. L’orgueil blessé des « conquérants vaincus » en Afghanistan laisse des traces et s’exprimera dans les urnes contre Biden, même si lui n’est pas le responsable principal de cette déroute. Car même si l’OTAN continuera à soutenir l’Afghanistan actuel par un financement, une « présence civile » et une formation de combattants à l’étranger, le retrait des troupes américaines et des alliés est un désastre tant militaire, que politique.

Pour beaucoup il est de plus en plus évident que Biden devra se contenter d’un rôle de président de transition. L’Amérique n’est pas encore de retour !

Edouard Kutten