Alors que la Macédoine du Nord, l’Albanie et le Kosovo ont promis de recevoir plusieurs centaines de réfugiés afghans sur leur territoire, les « cadors de l’Union européenne » avancent en ordre dispersé. On se prépare à se servir d’un système de tri pour éviter qu’il y ait trop de demandeurs d’asile. Au niveau international, la solidarité, après les premiers grands discours politiciens sur le sujet, se met en réalité difficilement en place.

Les Etats-Unis d’Amérique ont introduit le très sélectif « special immigrant visa ». Draghi, le président du Conseil italien n’entend accueillir que les Afghans ayant travaillé pour l’Italie. Merkel est restée sur la défensive en ces temps préélectoraux et n’a pas fait de promesses. Florence Parly, la ministre des Armées françaises était le 17.08.2021 très explicite sur le caractère restrictif et sélectif de leur tri. Elle parlait de « quelques dizaines d’Afghans, dont nous considérons qu’ils doivent pouvoir être rapatriés le plus rapidement possible ». Lors du premier flux de migrants fuyants la Syrie, L. Fabius avait déjà fait « son » tri en disant : « les Syriens chrétiens seront toujours les bienvenus ».

Il y a désaccord sur la suspension des expulsions vers l’Afghanistan. L’Autriche a proposé que l’Union européenne finance l’installation de « centres de rétention » dans les pays voisins de l’Afghanistan. Ghani, l’ex-président et sa garde rapprochée n’ont pas besoin de craindre l’expulsion, ils ont fui au bon moment au bon endroit. Face à ce nouveau défi migratoire, les initiatives prises sont décevantes. Le droit d’asile pour tous n’est pas reconnu. Dans certains pays occidentaux le droit d’asile n’est pas un droit de l’homme, voire un droit humain ! Edouard Kutten