L’on se souvient que la publication du rapport du GIEC (Groupement d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat) a engendré des déclarations des milieux politiques catastrophés par les proportions de la dégradation climatique. Mais ces déclarations ont du mal à cacher l’absence d’actions concrètes. Certains pays ont préféré réinvestir dans le nucléaire constatant qu’il revient moins cher de réviser un vieux réacteur que de l’éliminer. Ainsi le site de Cattenom se réjouit-il d’une « seconde jeunesse ».

L’on sait que le contrôle technique des voitures et motos sert aussi à contrôler les émissions polluantes. Emmanuel Macron, fier de « son accord de Paris sur le climat » a refusé de faire contrôler les 2roues parce qu’il n’était pas judicieux, selon lui, de se mettre à dos 3,5 millions de motards à quelques mois des présidentielles. Or le contrôle des 2roues est obligatoire selon une directive européenne de 2014.

Les conditions de l’emploi des pesticides varient d’un pays à l’autre, car on ne veut pas s’attirer la colère des agriculteurs.

Ces exemples sont la triste illustration de l’abdication de trop de politiciens face aux exigences de certains lobbys.

La défense des droits de l’enfant, ainsi que la protection de ces derniers, sont des exigences soutenues officiellement par le « monde politique civilisé ». Or l’on constate que, selon le rapport de l’OIT (Organisation internationale du travail), le travail des enfants qu’on croyait en voie d’élimination, repart à la hausse. En 2020, au mois de janvier, au début de la crise sanitaire, 160 millions d’enfants étaient forcés de travailler, soit 8,4 millions de plus qu’en 2016. Jusqu’en 2022 leur nombre risque d’augmenter encore de 46 millions au niveau mondial. La hausse du travail des enfants est une conséquence directe de la globalisation à outrance. C’est connu, mais apparemment il faut faire avec … !

Cette « politique du double discours » n’est pas faite pour redonner confiance. Elle n’engendre que défiance et méfiance, qui ne sont pas propices à une évolution sociétale démocratique !

Edouard Kutten