Il est compréhensible qu‘il y a une focalisation autour de la crise du Covid-19. N’empêche qu’il y a d’autres sujets qui restent d’actualité et demandent à être résolus. Et ceci d’autant plus que cette crise semble s’être installée dans la durée.

Dans l’enseignement on doit constater que des retards sont à déplorer à tous les niveaux, mais surtout dans l’apprentissage. Dans maints pays de l’Union européenne une partie du patronat a préféré renoncer à la formation des jeunes. Il est plus « pratique » d’embaucher des non-qualifiés et de faire une « home-made formation ». Les inégalités scolaires n’ont fait que grandir et ceci surtout dans l’enseignement public.

Quant à la santé publique, elle reste concentrée sur le combat contre le Covid-19, ce qui cause problème par rapport au traitement de certaines maladies. L’on est obligé de constater une pénurie de médicaments pour lutter contre le cancer ou l’hypertension, par exemple. Cela est en grande partie dû au fait que l’industrie pharmaceutique est plus intéressée à produire des vaccins anti-Covid car cela rapporte gros. On n’est pas à « court » de variants ! Les labos ont réalisé entretemps de juteux retours sur investissement. Cependant, la santé publique reste l’enfant pauvre dans bon nombre de pays. En France, par exemple, la crise sanitaire a mis à nu les déficiences du système sanitaire public. Or cela n’a pas dérangé les responsables politiques, comme le démontre le budget pour 2022. Le budget de la Santé publique stagne à 1,3 milliards d’euros. Le budget de la défense, par contre, a augmenté de 1,7 % pour atteindre 40,9 milliards d’euros (cf. Source du ministère de l’Economie, PLF 2022). Tout commentaire est superflu !

Les circonstances exceptionnelles qu’on impute à la pandémie ne doivent pas perdurer car elles ne font qu’engendrer une plus grande disparité sociétale. Il faut se défaire de cette emprise parce qu’il y a « péril en la demeure démocratique » !

Edouard Kutten