Il est significatif de constater que lors des interventions de la COP26 à Glasgow on a évité d’associer le social et le climat. Les belles paroles étaient à l’ordre du jour. Chaque sommet est celui de la dernière chance, du grand changement, de la mobilisation totale ou de la prise de conscience. Ce sont les représentants des grandes puissances qui occupent la scène. Et ainsi l’on fait de la « politique verte » depuis 20 ans.

Le fait que les investissements dans les géants du gaz, du pétrole et du charbon continuent à grandeur de 5.100 milliards d’euros par an est symptomatique. Cette politique ne fait qu’accroître les inégalités sociales de par le monde. Les populations les plus touchées par cette pratique se trouvent en Afrique et en Amérique du Sud et elles sont délaissées dans la lutte contre le changement climatique.

Le social et le climat ne sont pas dissociables à l’encontre de ce qu’on veut faire croire. Or reconnaître qu’il y a un lien entre crises sociales, crises économiques et climatiques serait remettre en question l’actuel système de globalisation effrénée.

Quant au célèbre « fonds vert » de 100 milliards de dollars par an accordé aux pays du Sud pour réaliser la transition énergétique prévue pour 2019, l’argent n’a toujours pas été débloqué … ! Qui sera responsable de la répartition de l’argent et selon quels critères se fera-t-elle ?

En attendant, il y a des millions de personnes qui n’ont pas d’eau potable à disposition alors que le « piscinisme » gaspille des millions de litres dans les « pays riches ». Scandaleux !

Mais comme le veut la tradition la COP26 finira par un autosatisfecit imposé par les grandes puissances autour d’une ribambelle de belles promesses apaisantes.

Edouard Kutten