A la COP26 on a très peu parlé de l’impact du numérique sur le climat. Le numérique est un pollueur méconnu. Le smartphone, par exemple, est un dévoreur de matières premières telles que le cadmium, le titane ou le cobalt. L’industrie numérique mondiale consomme 3 fois tant d’eau, de matières premières et d’énergie que la France. Les technologies digitales mobilisent 10 % de l’électricité produite dans le monde et rejettent autour de 4 % des émissions globales de dioxyde de carbone (CO2).

Surfer sur le net n’est pas écolo. Les centres de données gigantesques figurent parmi les plus importants postes de consommation électrique du 21e siècle.

Le numérique tel qu’il est en train de se développer ne s’est pas mis au service de la planète et du climat, il contribue au réchauffement climatique !

Ils se révèle de plus en plus vrai que les énergies renouvelables tant vantées ne sont pas suffisantes pour couvrir à l’avenir les besoins énergétiques qu’une société bouffeuse d’énergie et de matières premières. Ces énergies renouvelables ne sont d’ailleurs pas toutes automatiquement protectrices des paysages.

Et voilà que quelques-uns reparlent ouvertement du nucléaire. Ce n’est pas un hasard vu que l’on n’a jamais arrêté d’investir dans le nucléaire. Il y a à cela des raisons militaro-économiques. Et parmi ces adeptes du nucléaire on retrouve les mêmes gros pollueurs. La France a officiellement reconnu vouloir pratiquer la décarbonisation au profit du nucléaire. L’EDF avait déjà préparé le « coup » en travaillant sur les nouveaux réacteurs. 1,5 milliards d’euros sont disponibles pour relancer le nucléaire en France.

Il y a 20 ans, au niveau mondial, après les pannes et accidents dans quelques centrales, l’on avait annoncé la fin du nucléaire. Beaucoup d’eau contaminée a coulé depuis … et le problème du traitement des déchets radioactifs n’est toujours pas résolu !

A quand des solutions conséquentes, réalisables et réalistes ?

Edouard Kutten