La fermeture des frontières pratiquée par quelques pays de l’Union européenne selon leur bon vouloir a amené la Commission de Bruxelles à retravailler l’actuel « code Schengen ». La Commission ne veut plus de cavalier seul à l’avenir.

Ainsi a-t-on pensé à changer les dispositions existantes. La fermeture des frontières est actuellement autorisée de 10 jours jusqu’à 2 mois maximum en cas de menace imprévisible. L’on pense à porter ces délais à 30 jours avec la possibilité de prolongement à 3 mois. En cas d’évènement imprévisible, la durée maximale des fermetures serait portée de six mois à deux ans renouvelables. Les travailleurs transfrontaliers, au nombre de 1,7 millions dans l’espace Schengen, devraient profiter de certaines abrogations, à la demande du patronat. Il est évident que la Commission a cédé à certains Etats membres influents de l’Union européenne qui essaient de bénéficier à la fois des avantages d’un marché intérieur et financier sans frontières, tout en interprétant le « code Schengen » à leur façon.

La proposition de la part de la Commission d’un assouplissement dans la gestion du mouvement des migrants à l’intérieur de l’espace Schengen est la conséquence d’une « politique clientéliste ». Ce n’est pas de cette façon qu’on réussira à renforcer le traité de Schengen. L’Union européenne a besoin d’une politique de migration commune dans le respect des droits de l’homme !

Edouard Kutten