La crise ukrainienne a redonné de l’élan à l’OTAN. Après la déconvenue en Afghanistan et face aux discussions internes qui la fragilisent de plus en plus, l’OTAN a retrouvé sa vraie raison d’être, à savoir protéger l’Union européenne de la « menace russe ».

Le tambourinage d’un risque d’invasion de l’Ukraine par la Russie, fait par certains médias, n’aide pas à stabiliser la situation, au contraire. Pour le président V. Zelensky, la déstabilisation de la situation à l’intérieur du pays est le plus grand risque. Susciter la panique autour des tensions avec la Russie serait la pire des choses. Selon Zelensky (cf. Libération, 30.01.2022) « nous ne voyons pas d’escalade supérieure à celle qui existait ».

Tel est pris qui croyait prendre. Ce n’est pas la première fois que les « gaffeurs » occidentaux de l’OTAN se font prendre à leur propre jeu d’intrigues. Aussi longtemps que l’Ukraine reste un outil aux mains de l’OTAN et des Etats-Unis d’Amérique, il lui sera impossible de trouver sa propre voie à laquelle elle a droit.

Ce n’est pas en rappelant du personnel non essentiel des ambassades, comme l’ont fait les Etats-Unis d’Amérique et la Grande-Bretagne, qu’on fait avancer le dialogue.

C’est de la diplomatie de basse gamme et une manipulation « grossière » de l’opinion publique vis-à-vis de la crainte d’une escalation de conflit !

Edouard Kutten