On a dû constater dans bon nombre de pays que la consommation d’alcool et de tabac a augmenté pendant la pandémie. Alors que l’on croyait avoir tout fait, surtout dans la lutte anti-tabac. La publicité pour le tabac et les produits dérivés était défendue dans maints pays. Mais des pratiques de contournement de l’interdiction de la publicité par l’industrie du tabac ont été observées. Ainsi « Ph. Morris Benelux » fut condamné en décembre 2021 (cf. Libre Belgique, 26.02.2022) pour avoir utilisé des techniques publicitaires illégales.

On a eu tort de trop se fier aux promesses de l’industrie du tabac de se transformer et de chercher des alternatives au tabac. La « société sans fumée » est le nouveau slogan. Le tabac y restera quand-même, car au lieu de brûler le tabac, on le chauffe grâce à un dispositif électronique. La nicotine n’a pas disparu, elle reste au centre des nouvelles pratiques. Ce n’est pas un hasard si les grandes sociétés ont investi dans les cigarettes électroniques et les vapoteuses.

Comme l’alcool, le tabac est une source financière pour les Etats grâce aux accises. Cela se résume en milliards de recettes qui sont maintes fois les bienvenues pour arrondir les « fins d’année budgétaire » difficiles. La longévité de l’industrie du tabac est basée sur ces revenus fiscaux.  Il y a manifestement un manque de transparence dans la politique de la Commission européenne vis-à-vis des lobbies du tabac.

Aussi longtemps que beaucoup d’Etats ne pourront renoncer aux revenus provenant des accises sur le tabac, la lutte anti-tabac ne sera que de « l’enfumage politicien ».

Il en est de même en ce qui concerne la lutte anti-alcool et anti-pétrole !

Edouard Kutten