Selon les dires des ministres des armées de l’Union européenne, la présence accrue de GIs en Europe suite à la guerre en Ukraine ne devrait pas empêcher l’Union européenne à poursuivre ses efforts pour construire une défense indépendante. La France « l’enfant difficile » de l’OTAN, est devenue sous Macron un bon contributeur financier de l’OTAN avec 223 millions d’euros en 2022, ce qui ne l’empêche pas de vouloir jouer le leader de cette force armée indépendante de l’Europe.

Le problème majeur pour la création d’une force armée européenne indépendante est la trop grande dépendance de la majorité des pays de l’Union européenne des matériels américains. C’est surtout le récent achat de missiles américains Patriot par la Suède, pays non-membre de l’OTAN, qui montre que l’on préfère rester sous la protection du « parapluie américain ».

La règlementation américaine sur la vente d’armes donne aux Etats-Unis d’Amérique un droit de véto à toute exportation de matériel militaire, où qu’il soit « produit » du moment qu’il est constitué de composants américains « made in USA ».

Il ne faut pas oublier qu’aux Etats-Unis d’Amérique les industries d’armement sont « américaines », elles n’ont qu’un seul patron l’Etat des Etats-Unis d’Amériques. Elles deviennent milliardaires néanmoins sans se concurrencer, ce qui fait que les Etats-Unis d’Amérique, par exemple, ont 5 types de chasseurs-bombardiers, l’Europe 20, les forces américaines disposent de 4 modèles de destroyers et frégates, l’Europe de 29.

L’Etat-major qui arrivera à gérer cet imbroglio d’armes européen n’est pas encore né, et quant à l’indépendance d’une armée européenne, c’est une chimère pour le moment, mais qui rapporte gros aux « armuriers » concernés.

Edouard Kutten