En Europe la classe politique vire à droite à 180° sur la question de l’immigration. Ceci est le résultat de la pression « électorale » exercée par les partis d’extrême-droite. Terrifiant est le fait de devoir constater que pour sauver leurs privilèges politiques en gardant le pouvoir, beaucoup de politiciens sont prêts à emprunter les voies les plus réactionnaires.

Les Etats-Unis d’Amérique viennent de livrer un « bon » exemple en essayant de mettre « hors la loi » les femmes qui avortent. Les paroles apaisantes de Biden ne sont que de la frime politicienne. Par cette mesure anti-avortement l’on vise surtout les femmes de couleur et les pauvres qui ne peuvent avorter dans les cliniques quatre étoiles aux Bahamas.

En Europe l’emprise de l’extrême-droite sur les partis institutionalisés n’est plus niable. Ainsi, après des émeutes dans des quartiers à forte densité d’immigrés, la Première ministre suédoise M. Andersson a déclaré que l’intégration fut trop faible tandis que la Suède connait une immigration massive. En 2019 le parti social-démocrate avait encore officiellement déclaré que l’immigration n’avait pas d’impact sur la criminalité. Depuis que le parti a changé de « stratégie » en argumentant que l’immigration de réfugiés est coûteuse et contribuerait à la criminalité et à la ségrégation, il a progressé dans les sondages. Une évolution alarmante.

Une politique de consensus peut être observée de plus en plus souvent dans les pays de l’Union européenne, même au plus haut niveau des instances de celle-ci. Cette politique du consensus à droite, appliquée par les décideurs publics, met en danger toute évolution démocratique de la société !

Edouard Kutten