L’Ukraine munie de son statut de candidat à l’entrée dans l’Union européenne peut désormais prendre place dans « l’antichambre » de cette institution.

Elle n’y est pas seule. En effet, depuis des années les pays des Balkans occidentaux candidats attendent avec amertume la fin des procédures d’adhésion.

Ils n’ont pas pu profiter de la propagande médiatique dont jouit l’Ukraine. Elle est d’ailleurs considérée comme un Etat démocratique, voire un Etat de droit, même si d’aucuns doivent bien admettre que la « jeune démocratie » a des problèmes avec l’indépendance de la justice qui n’est pas garantie, la corruption est omniprésente dans les milieux politiques. L’Ukraine est en 90ème position sur la liste de perception de la corruption avec l’indice 33/100. La stabilité politique fait les frais de cette corruption au plus haut niveau.

L’adhésion n’est pas pour demain et un certain scepticisme a cédé à l’euphorie initiale commanditée. Les propos de U. von der Leyen ne sont pas très rassurants : « J’espère que dans 20 ans on pourra se dire qu’on a fait le bon choix quant à la candidature de l’Ukraine ».

Mais l’optimisme affiché officiellement reste de rigueur. Car il y a trop d’intérêts économiques et géopolitiques en jeu !

Edouard Kutten