On peut constater que les budgets d’Etats sont souvent considérés comme quelque chose d’abstrait par une grande partie des gens. Les politiciens sont les derniers à se plaindre de cet état de choses. Or c’est de la gestion du denier public qu’il s’agit.

Cette gestion laisse souvent à désirer dans bons nombre de pays, surtout dans ceux qui sont fortement endettés. Les derniers temps les Cours des comptes se voient obligées de dénoncer de nombreuses « entorses aux principes budgétaires ».

Crise ou pas crise ! Certains principes doivent être respectés, mais l’on constate que depuis 2020 les reports de crédits budgétaires sont bien supérieur à la « normal ». Ces reports de crédits créent la confusion et très souvent ils ne sont pas soumis à l’examen des députés. Ainsi l’on retrouve, par exemple, des augmentations des dépenses militaires intégrées dans les dépenses supplémentaires de la crise.

Ces pratiques affaiblissent le principe de l’autorisation parlementaire. Ce qui fait que dans maints pays les députés votent des montants de dépenses différant des prévisions gouvernementales.

Ces pratiques cautionnent la politique du surendettement, comme par exemple en France, dont la dette représente 114,8 % de son PIB.

Ces agissements ne sont pas propices à un rétablissement de la confiance dans le politique !

Edouard Kutten