Dans beaucoup de pays de l’Union européenne l’on a commencé à ramener les estimations de croissance pour 2023 vers le bas. En France, par exemple, la croissance pour l’année prochaine est estimée à 1 %. Il n’est plus question non plus de ramener le déficit du PIB à 3 %, comme c’était prévu au niveau européen. On se sert de ces évolutions pour justifier la préparation de budgets de crise.

En attendant, la population, confrontée à des augmentations des prix de l’électricité et du gaz, est mobilisée pour apprendre les « gestes barrières » pour passer l’hiver. Sobriété énergétique et solidarité sont requises à l’échelle nationale et européenne.

Mais il y a pire ! En effet, les réveillons traditionnels de Noël risquent de souffrir d’une pénurie de foie gras. Un constat qu’il ne faut pas prendre à la légère, car le 08.09.2022 le « Figaro-éco » rendait attentif au fait qu’il manquera de 30 à 35 % de l’offre dans les rayons en fin d’année.

Une situation insupportable en lieu politique, on a promis de mettre tout en œuvre pour gagner cette « course contre la montre ». Les réveillons au foie gras sont prioritaires, ils doivent être assurés.

Quant à la précarité salariale, l’insalubrité de logements, etc. on verra plus tard … !

Edouard Kutten