Face à une crise énergétique qui risque de durer, la Commission européenne voudrait que les pays fassent les choses ensemble. Comme au début de la crise Covid, les taux d’emprunt des différents membres de la zone euro se sont écartés dangereusement les derniers temps.

Ursula van der Leyen voudrait pour cette raison, après « l’union de la santé », une « union de l’énergie ». Dans ce contexte il faut se rappeler que la première ne fut pas basée sur le volontarisme, mais imposée par les instances de l’Union européenne.

La situation financière favorable de l’Allemagne a fait jalouser car elle est le seul pays à être capable à emprunter. La plupart des pays, à cause de leur surendettement, dont la France est la « première de la classe », ne le peuvent pas.

Donc, il n’est pas question d’un nouvel emprunt commun, un plan de relance appelé « RePowerEU », doté d’un fonds européen de 20 milliards d’euros, à été créé. Le financement doit encore être débattu dans les détails. La réorientation des 200 milliards d’euros de prêt encore disponibles du budget sanitaire devrait transiter vers le budget énergétique et mettre tout le monde d’accord. Personne ne se pose la question pourquoi le budget sanitaire n’a pas été complètement utilisé sans oublier que la crise Covid n’est toujours pas définitivement passée.

Le risque du « chacun pour soi » a de nouveau pu être évité, mais il ressurgira à la moindre difficulté imprévue entraînant des dérogations faites sur mesure. Il est connu que les 27 veulent se passer au plus vite de l’acier russe, la Belgique s’est abstenue et a obtenu une dérogation de 2 ans afin de trouver d’autres fournisseurs.

Cette politique des dérogations est en réalité une pratique du « chacun pour soi » camouflée !

Edouard Kutten