L’on ne veut pas trop choquer la population en cette période de fêtes de fin d’année et de Noël, destiné à rester la fête à ne pas rater en aucun cas, tradition et commercialisation obligent.

Cela ne changer rien au fait qu’en 2023 la hausse des tarifs d’électricité, par exemple, sera la plus sensible pour l’industrie. Les plus concernées seront les industries de la métallurgie, de la chimie, du verre, voire du ciment. L’aéronautique sera également très concernée. Certaines entreprises ont déjà partiellement réduit, voire arrêté leur production, car produire sans bénéfice ou à bénéfice réduit n’est pas concevable pour les actionnaires.

L’Etat l’a compris et dans quelques pays de l’Union européenne les soutiens financiers de l’Etat ont été substantiels, comme par exemple en France qui a élaboré un plan de soutien provisoire de 13 milliards d’euros. Le patronat a cependant jugé ces sommes insuffisantes.

Il ne faut pas oublier dans ce contexte que face à la flambée des prix d’énergie prévisible, les entreprises ne se sont pas ruées vers les énergies renouvelables, comme d’aucuns l’avaient cru.

Au contraire, l’on a préféré plutôt revenir vers les vieilles centrales à charbon, comme à St. Avold. L’engagement de fermer les centrales à charbon, promis par quelques chefs d’Etat, dont Macron, devint soudainement caduc. Le personnel d’EDF a dû être rappelé alors qu’il bénéficiait d’un plan de départ, mais moyennant quelques primes non imposables on fît réembaucher.

La politique d’aide publique ne tiendra pas à la longue face à ces dérapages des prix de l’énergie de plus en plus fréquents. La désindustrialisation déjà entamée au sein de l’Union européenne risque de s’accélérer.

L’Asie et l’Amérique sont prêtes à en profiter !

Edouard Kutten