Depuis que le nucléaire est devenu « écologique »,  la France profite de la situation pour vouloir l’imposer à tous ces partenaires de l’Union européenne. Or l’Allemagne, par exemple, n’est pas prête à emprunter la voie du « tout nucléaire ».

L’Allemagne a par contre développé les énergies renouvelables plus vite que beaucoup d’autres pays industrialisés. Il s’est révélé que les énergies renouvelables ne suffisent pas à produire assez d’énergie pour les besoins d’un pays fortement peuplé et possédant une puissante industrie, ce qui est le cas pour l’Allemagne.

Le renouvelable y représente 40,05 % de la production d’électricité, les combustibles fossiles 43,8 %. Le nucléaire ne représente que 11,5 %. C’est cette part très faible du nucléaire que l’on reproche à l’Allemagne, car le pourcentage manquant doit être compensé par le gaz ou le charbon qui émettent du CO2. Selon la nouvelle théorie le nucléaire n’émet pas de CO2, ce qui est et restera faux.

Mais nul n’ose dans ces débats parler du grand désavantage du nucléaire, c’est-à-dire les déchets nucléaires produits par son utilisation dont on ne sait toujours pas quoi en faire concrètement. Ce sera l’affaire des prochaines générations … . Quant à la sécurité des centrales nucléaires, la France est mal placée pour rassurer, vu le nombre de réacteurs inutilisables par moment à cause d’une mauvaise politique d’entretien.

Il devient de plus en plus évident que pour atteindre la neutralité carbone en 2050, on y va par plusieurs chemins dictés par les lobbys du nucléaire, du renouvelable et du fossile. Il y a beaucoup d’argent en jeu, en attendant la biodiversité est en train de s’effondrer au niveau mondial !

Edouard Kutten