D'EU-Ausseminister haten e Freideg eng extra Reunioun zu Bréissel fir iwwert d'Spannungen am Noen Osten ze diskutéieren.

De Lëtzebuerger Ausseminister Jean Asselborn sot am RTL-Interview, datt d'EU-Staaten all dofir wieren, datt déi aktuell Tensiounen ofhuelen. Beim Fligerongléck am Iran géif och als europäesch Unioun dovun ausgoen, datt eng Rakéit d'Ursaach vum Ongléck ass.
D'EU vertrëtt d'Positioun nees no diplomatesche Léisungen ze sichen an ze kucken, datt d'Situatioun sech entschäerft an net weider eskaléiert. Den amerikanesche President huet 2018 d'Atomofkommes mam Iran gekënnegt an och elo déi aner Staaten opgefuerdert, den Deal platzen ze loossen. Bannent der EU wier ee sech eens, datt een d'Atomofkommes net fale léisst, esou de Jean Asselborn. Et kéint ee sech virstellen, e Mechanismus hierzestellen, wéi deemools den Helsinki-Prozess, dee wärend dem kale Krich agefouert gouf, fir Tensiounen ofzebauen an e Krich ze verhënneren, esou de Lëtzebuerger Ausseminister.

D’US-Representantenhaus zu Washington hat an der Nuecht op e Freideg iwwerdeems dofir gestëmmt, dass déi militäresch Vollmuecht vum President Trump am Iran-Konflikt soll beschnidde ginn. Eng Resolutioun, déi vun der éischter vun zwou Kongress-Chamberen ugeholl gouf, fuerdert de President op, de Konflikt mat Teheran op en Enn ze bréngen.

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Schreiwes vun der Regierung

Jean Asselborn à la réunion extraordinaire du Conseil des Affaires étrangères de l'Union européenne à Bruxelles, le vendredi 10 janvier 2020

Communiqué par: ministère des Affaires étrangères et européennes

Le ministre des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg, Jean Asselborn, a participé à la réunion extraordinaire du Conseil des Affaires étrangères (CAE) de l'Union européenne (UE), convoquée le vendredi 10 janvier 2020 à Bruxelles par le haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-président de la Commission européenne, Josep Borrell Fontelles.

Cette réunion a permis aux ministres de passer en revue les problèmes pressants à l'ordre du jour international. Les ministres ont notamment examiné la situation en Libye, en présence du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Libye, Ghassan Salamé.

Lors de son intervention, le ministre Asselborn a remercié Ghassan Salamé pour ses efforts inlassables de médiation et a rappelé qu'une solution politique durable en Libye ne sera « pas possible sans la participation des Nations Unies ».

Le Conseil a ensuite eu un échange de vues détaillé sur les récents développements en Irak et en Iran. Les ministres ont reconnu la nécessité de poursuivre et de renforcer les efforts de l'Union européenne en faveur de la désescalade. Ils ont confié à Josep Borrell Fontelles le mandat de mener des consultations à cette fin avec les acteurs concernés, notamment dans la région.

Le ministre Asselborn a exprimé son inquiétude face aux récents développements en Irak. Il a souligné que la souveraineté et l'indépendance de l'Irak sont des facteurs essentiels pour assurer la stabilité de la région, et que « notre soutien à l'Irak pour stabiliser et reconstruire les territoires libérés de Daech doit continuer ». Tout comme le Secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg, qui participait à cette partie de la réunion, Jean Asselborn a insisté sur la nécessité de poursuivre la mission de formation des forces de sécurité de l'Irak mise en œuvre par l'Alliance atlantique et la lutte de la coalition mondiale contre Daech.

Le chef de la diplomatie luxembourgeoise a relevé « l'importance de préserver l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien, qui reste crucial pour la sécurité mondiale ». Il a regretté l'annonce faite par l'Iran, le 5 janvier, de ne plus vouloir respecter les limites imposées par l'accord pour ce qui concerne le nombre de centrifugeuses installées et, ainsi implicitement de ne plus se conformer aux restrictions imposées par l'accord nucléaire.

« L'engagement européen en faveur de l'accord nucléaire dépend évidemment du plein respect de cet accord par les autorités iraniennes » a fait remarquer Jean Asselborn. Il a réaffirmé que l'Union européenne tient à cet accord qui permet une surveillance des activités de l'Iran par l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Pour conclure, le ministre Asselborn s'est exprimé en faveur de l'établissement d'un mécanisme de sécurité régional qui permettrait un dialogue régulier entre les acteurs concernés afin de créer un climat de confiance mutuelle et de prévenir ainsi l'émergence de nouvelles tensions à l'avenir.