Mat där sougenannter "Schuman-Deklaratioun" hat deemools de franséischen Ausseminister iwwerrascht.

D'Iddi koum gutt u bei de 6 Staaten: Déi vum Benelux, Italien, Däitschland a Frankräich.

De Grond-Gedanke war duebel: Wirtschaftlech, d'Gemeinschaft fir Stol a Kuel, d'CECA grënnen. An de Friddensprojet, fir e weidere Krich tëscht Frankräich an Däitschland laangfristeg ze verhënneren. Am Kader vun enger Video-Konferenz vun der Uni-Lëtzebuerg, Corona oblige, huet den Historiker Etienne Deschamps d'Begeeschterung vun deemools ervirgestach. Mat awer och séier, Réckschléi, déi bis haut kee Fortschrëtt kannt hunn. "Net vill Leit erënnere sech. Tëscht 1952 a 54 huet Frankräich am Elan vun der Schuman-Erklärung de Virschlag gemaach, fir eng Europäesch Unioun vun der Gesondheet ze schafen. Déi änlech Institutioune gehat hätt wéi d'CECA, déi op deem Ament nach ausgehandelt gouf. Ech sinn net Hellseher. Ma wann ugangs der 50. Joren eng Unioun vun der Gesondheet geschaf gi wier, da géif et villäicht den Ament eng aner Gestioun vun der Kris"  sou den Etienne Deschamps, Historiker am Service Recherche Parlementaire vum Europa-Parlament.

1950 huet de Robert Schuman vun der 'Solidarité de fait' geschwat.

Op engem Ament, wou d'Wonne vum Zweete Weltkrich nach net geheelt waren. D'Wirtschaft hat sech nach net erholl. Viru Wochen huet de franséische President Emmanuel Macron nees emol déi staark Wierder 'nous sommes en guerre' gebraucht. Dës Kéier ass de Feind, e Virus. Nees huet et d'Wirtschaft erwëscht. Sou uerg wéi zanter dem zweete Weltkrich net méi?

D'Situatioun erënnert un 1950, wou de Robert Schuman de Grondstee fir d'Europäesch Unioun geluecht huet. Gefeiert gëtt um Samschdeg kaum. An och d'Europa-Parlament ka säin grousse Schantjen, ugesat iwwer zwee Joer, net lancéieren: d'Konferenz zur Zukunft vun Europa.

Am Dialog mam Bierger.

Fir dem Patient EU nees op d'Been ze hëllefen.

E Projet, ausgebremst, vun engem Virus.

Hei dat offiziellt Schreiwes:

Déclaration de Jean Asselborn à l'occasion du 70e anniversaire de la déclaration Schuman (08.05.2020)
Communiqué par: ministère des Affaires étrangères et européennes

Il y a 70 ans, le 9 mai 1950, Robert Schuman, qui était alors le ministre des Affaires étrangères français, prononçait la déclaration qui est depuis considérée comme un des textes fondateurs de la construction européenne. L'approche conçue par cet artisan visionnaire de la construction européenne, né à Luxembourg en 1886, est à la fois pragmatique et graduelle: «L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble: elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait», déclarait ainsi Robert Schuman au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

Lors du Conseil européen de Milan en 1985, les chefs d'État et de gouvernement ont décidé d'instituer le 9 mai comme «Journée de l'Europe». L'an dernier, le Luxembourg est le premier État membre à en avoir fait un jour férié.
Chaque anniversaire est l'occasion de célébrer le chemin parcouru ensemble, mais aussi d'évoquer les défis qui se présentent. Cette année l'exercice est aussi difficile que la situation est grave: une violente crise sanitaire, doublée d'une crise économique et sociale d'une ampleur inégalée, s'abattent sur le monde entier, et l'Union européenne est frappée de plein fouet.

Dans cette épreuve, la solidarité que Robert Schuman appelait de ses vœux reste le maître mot. À ce titre, je me réjouis des nombreux gestes généreux qui témoignent d'une solidarité concrète qui sauve littéralement des vies, des premiers efforts visant à atténuer l'impact de cette crise, notamment sur le plan social, et des premières décisions qui vont permettre de mettre en place un plan de relance pour que l'économie européenne, durement frappée, puisse se relever dans les meilleures conditions possibles.

Mais je m'inquiète aussi devant les nombreux domaines où cette solidarité fait encore cruellement défaut. C'est l'esprit européen qui est mis à l'épreuve lorsque les frontières intérieures sont fermées, entravant la libre-circulation des personnes, des services et des biens, provoquant par endroits des scènes de discorde et de méfiance que l'Europe n'avait plus connu depuis des décennies. C'est le fondement même de notre Union qui est mis au défi lorsque les frontières réapparaissent dans nos régions et dans nos esprits.

C'est pourquoi nous avons besoin, maintenant, de la «solidarité de fait» évoquée il y a 70 ans par Robert Schuman. Nous devons d'urgence redonner un sens au concept même de citoyenneté européenne en rétablissant pleinement le système Schengen et le marché unique. Nous devons d'urgence nous donner les moyens financiers pour affronter les retombées économiques de cette crise, surtout dans les pays les plus durement atteints. Nous devons aussi repenser les capacités d'action de l'Union européenne en matière de crise sanitaire. Et finalement nous devons nous opposer à toutes les atteintes à l'État de droit et défendre nos valeurs fondamentales.

Je porte en moi l'espoir que l'Union européenne sortira non seulement indemne, mais peut-être même grandie de cette douloureuse expérience.