Dat sot de Jean Asselborn en Dënschdeg op der Konferenz vun den Europaministeren.

D'Proportiounen am A behalen, dat fuerdert den Ausseminister Jean Asselborn mat Bléck op d'aktuell Bestriewunge fir d'Grenze bannent der EU wéinst der Pandemie ze kontrolléiere respektiv zouzemaachen.

Wéi de Jean Asselborn en Dënschdeg op der Konferenz vun den Europaministere sot, géif ronn en Drëttel vun allen Europäer a Grenzregioune liewen a schaffen - dat misst een am A behalen, an eeben och, datt dës Leit net dierften an hirem Recht op Libre circulation limitéiert ginn.

Als "vireileg" an net ugemooss huet et den Ausseminister bezeechent, wa lo géif iwwer Impf-Preuven debattéiert ginn, fir kënnen iwwert d'Grenzen ze fueren - aus medezinescher Siicht wieren esou Preuven natierlech sënnvoll.

Schreiwes vum Ausseministère

Participation de Jean Asselborn à la vidéoconférence des ministres des affaires européennes, le 23 février 2021

Communiqué par: ministère des Affaires étrangères et européennes

Le ministre des Affaires étrangères et européennes, Jean Asselborn, a participé à la réunion des ministres des affaires européennes, qui s’est tenue par vidéoconférence le 23 février 2021.

La réunion virtuelle a été l’occasion de préparer la vidéoconférence des membres du Conseil européen des 25 et 26 février 2021.  Les ministres chargés des affaires européennes ont notamment fait le point sur la situation actuelle de la pandémie de Covid-19 et la coordination des mesures nationales dans ce contexte. A cet égard, le ministre Asselborn a rappelé que toutes les mesures prises, et notamment celles ayant trait aux restrictions à la liberté de circulation, doivent être conformes au droit européen : « Aussi légitime que soit la protection de la santé publique, le droit européen nous impose des limites, notamment en termes de proportionnalité ». Le ministre a attiré l’attention de ses homologues à la situation particulière des communautés transfrontalières qui constituent environ 30% des citoyens de l’Union. « Ces communautés sont actuellement ciblées de façon disproportionnée par rapport à d’autres populations, et elles souffrent tout particulièrement des mesures nationales entravant la libre circulation aux frontières intérieures », a souligné le chef de la diplomatie luxembourgeoise.

Le ministre a également rappelé la recommandation adoptée par le Conseil le 1er février dernier relative à une approche coordonnée de la restriction de la libre circulation en réaction à la pandémie de COVID-19, et plus particulièrement les exemptions qui y sont prévues pour les personnes vivant dans des régions frontalières et tout particulièrement celles exerçant des fonctions critiques. Il a invité la Commission européenne à examiner les mesures mises en place depuis mars 2020 et « leur compatibilité avec le droit fondamental des Européens qu’est la libre circulation et les principes du marché intérieur ».

« En même temps, pour éviter de nouvelles crises à l’avenir, il faut désormais créer une véritable Europe de la Santé forte et solidaire », a poursuivi le ministre Asselborn. Dans ce contexte, il a souligné que « le Luxembourg soutient le renforcement du mandat de l’ECDC. Le travail de cette agence européenne a montré combien il est nécessaire que les actions de l’Union se basent sur des données probantes. En priorité absolue, nous appelons l’ECDC à élaborer le plus rapidement possible des orientations sur la normalisation des procédures de séquençage pour garantir la comparabilité des données ».

En ce qui concerne les preuves de vaccination, Jean Asselborn a fait remarquer qu’« une utilisation qui irait au-delà de certificats à des fins médicales, essentiel au processus de pharmacovigilance, est pour le moment prématurée ».

Par la suite, la présidence portugaise a informé les ministres sur les derniers échanges avec les autres institutions européennes concernant la Conférence sur l’avenir de l’Europe. La vidéoconférence a également permis aux ministres d’aborder le plan d’action européen pour la démocratie, qui prévoit de protéger les processus électoraux, de promouvoir la participation démocratique, de renforcer le pluralisme des médias et de lutter contre la désinformation. Enfin, les ministres ont eu l’occasion de faire un état des lieux des relations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.