Nom Sträit iwwer d'Flüchtlingen u Bord vun der "Ocean Viking" hate Frankräich an Italien eng Entrevue op europäeschem Niveau ugefrot.

Wann d'Europäesch Unioun nach ëmmer zu der Séinoutrettung an zum Séinoutrecht géing stoen, da misst ee sech  zesummerappen, fir en Asyl-Pak anzeféieren. Dat sot de Lëtzebuerger Ausseminister Jean Asselborn nom ausseruerdentleche Sommet vun den EU-Inneminister iwwert d’Flüchtlingspolitik dëse Freideg zu Bréissel.

Zil vum Sommet war virun allem, de Sträit ëm d'Opnam vun de sougenannte Bootsflüchtlingen ze léisen. Dobäi geet et ëm d'Refugiéeën, déi am Mëttelmier vun de Booter vun den Hëllefsorganisatiounen opgeholl ginn an dann an Europa bruecht ginn. Fir de Lëtzebuerger Ausseminister ass et eng Selbstverständlechkeet, datt Mënschen déi vun der Séinoutrettung gehollef kréien, och e Recht hunn, eng international Schutz-Prozedur unzefroen.

Zanter dem Ufank vum Joer huet d’EU-Kommissioun 90.000 Refugiéeë gezielt, déi d'Mëttelmier a Booter wollten iwwerwannen. Dat sinn der duebel esouvill ewéi d'lescht Joer. Frankräich an Italien haten no dem Sträit iwwert d’Rettungsschëff "Ocean Viking" eng Entrevue op europäeschem Niveau ugefrot. Dem Jean Asselborn no dierft et net dozou kommen, dass een an der EU seng ganz Energie dofir verschwende géif, iwwer d'Fermeture vun Häfen ze diskutéieren.

De Jean Asselborn iwwer d'Fro vun de Bootsflüchtlingen

Den Aktiounsplang vun der Kommissioun gesäit ënner anerem vir, dass d'Zesummenaarbecht mat den Hierkonfts- an Transitlänner vun de Refugiéeën intensivéiert gëtt an, dass mat Nordafrika en neie Programm géint Mënscheschmuggel ausgeschafft gëtt. Dem Lëtzebuerger Ausseminister no sinn en Asylpak an e Mëttelmieraktiounsplang deen eenzege Wee eraus aus dem Sträit iwwert d'Opnam vu Bootsflüchtlingen.

Schreiwes vum Aussen- an Europaministère

Jean Asselborn à la réunion extraordinaire du Conseil « Justice et Affaires intérieures » de l'UE à Bruxelles

Communiqué par : ministère des Affaires étrangères et européennes

Le ministre de l'Immigration et de l'Asile, Jean Asselborn, a participé à la réunion extraordinaire du Conseil « Justice et Affaires intérieures », qui s'est tenue le 25 novembre 2022 à Bruxelles.

Suite aux discussions liées au débarquement de l'Ocean Viking, la présidence tchèque du Conseil a tenu à réunir les ministres en charge de la migration pour traiter des nombreux défis qui se présentent sur les différentes routes migratoires. La Commission européenne, représentée par les Commissaires Schinas et Johansson, a dressé un état des lieux complet des routes qui confirme une forte recrudescence de la pression migratoire, en particulier sur la route de la Méditerranée centrale et sur celle des Balkans occidentaux.

La Commission a ensuite présenté son plan d'action sur la route de la Méditerranée centrale qu'elle a adopté cette semaine et qui comporte un total de vingt actions s'articulant autour de trois piliers. Le premier pilier porte sur la dimension externe et prévoit de développer la coopération avec les pays tiers et les organisations internationales, tandis que le deuxième pilier propose une approche coordonnée en matière de sauvetage en mer. Enfin, le troisième pilier porte sur une mise en œuvre renforcée du mécanisme de solidarité volontaire adopté en juin dernier et de la feuille de route conjointe du Conseil et du Parlement européen afin de faire aboutir le pacte sur la migration et l'asile d'ici la fin de la législature.

Dans son intervention, le ministre Asselborn a tenu à mettre en avant trois questions susceptibles de guider la discussion: « Premièrement, voulons-nous encore sauver les vies des personnes naufragées en mer? Je pense que l'ensemble des 27 répondraient par l'affirmative. Deuxièmement, sommes-nous alors disposés à respecter toutes les dispositions du droit international ? Troisièmement, avons-nous la force de nous repencher sur le pacte asile et migration et sommes-nous capables de dégager un consensus ? Si tel n'est pas le cas, l'Union européenne risque de trébucher de crise en crise, et ne trouvera pas de solution pour pouvoir gérer les flux migratoires ».

Le ministre Asselborn a également rappelé que l'Italie et la France sont des « piliers de la construction européenne », ajoutant qu'il n'est « pas dans notre intérêt de disperser de l'énergie pour fermer les ports et pour provoquer des odyssées avant de pouvoir faire débarquer les personnes sauvées ».

« L'Union européenne est dans l'obligation de sauver les personnes en détresse, et doit garantir par la suite l'accès à une procédure d'asile. Il s'agit du droit positif européen et international » a déclaré Jean Asselborn.

Ayant exprimé son soutien au plan d'action présenté par la Commission européenne, le ministre a répété qu' « il n'y a pas d'alternative à un partage équitable du fardeau ». Pour sa part, le Luxembourg a relocalisé 656 personnes depuis 2015, dont 283 venant de l'Italie.

Lors du tour de table qui a suivi, les Etats membres du bassin méditerranéen ont demandé davantage de solidarité pour pouvoir accueillir les personnes qui arrivent par la voie maritime.