D'Aarbechtsminister aus den EU-Memberstaate si sech zu Bréissel net iwwert eng Direktiv eens ginn. Lëtzebuerg war mat der EU-Propos net zefridden.

D’EU-Länner hu keen Accord fonnt iwwer déi sougenannt Plattform-Aarbecht. Déi zoustänneg Minister, dorënner och de Lëtzebuerger Aarbechtsminister Georges Engel, si sech zu Bréissel net eens ginn iwwer eng Direktiv.

Ënner d'Plattform-Aarbechte fale Firmen, déi zum Beispill Iessen ausliwweren oder Uber. D’Leit, déi do schaffen, hunn dacks keng gutt Aarbechtskonditiounen a mussen als Selbststänneger schaffen. D’Plattform muss de Flichte vun engem Patron net nokommen.

28 Millioune Mënsche schaffen elo schonn an der EU fir eng Plattform. 2025 sollen d'Zuel op iwwer 43 Millioune klammen.

Lëtzebuerg ass net zefridde mat der EU-Direktiv, déi d’Aarbechtskonditioune vun de Leit soll verbesseren, schreift den Aarbechtsministère an engem Communiqué. Den aktuellen Text wier nach ëmmer net ambitiéis genuch, wat de Schutz vun deene Leit ugeet.

Mëtt Oktober hat d’Chambre des salariés schonn eng Gesetzes-Propositioun ausgeschafft, déi eng Egalitéit virgesäit bei der Pai, dem Congé oder der Sozialversécherung, egal a wéi engem Beräich ee schafft.

D'Schreiwes vum Aarbechtsministère

Le Luxembourg continue ses efforts pour une meilleure protection des travailleurs de plateforme (08.12.2022)
Communiqué par : ministère du Travail, de l'Emploi et de l'Économie sociale et solidaire

Le ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Economie sociale et solidaire, Georges Engel, a participé aujourd'hui au conseil EPSCO à Bruxelles.

Le point principal de l'ordre du jour était la proposition de directive visant à améliorer les conditions de travail dans le cadre du travail via une plateforme. 28 millions de personnes dans l'Union européenne travaillent par l'intermédiaire de plateformes de travail numériques. Selon les dernières estimations, ce chiffre continuera d'augmenter. Ainsi, 43 millions de personnes travailleront pour les plateformes en 2025.

A l'occasion du Conseil EPSCO, Georges Engel a souligné que le Luxembourg déplore fortement les derniers changements apportés au texte par la présidence tchèque. Le Luxembourg fait depuis le début des négociations parti d'un groupe de pays qui plaident en faveur d'une directive ambitieuse, une directive qui protège les travailleurs des plateformes et qui met fin à une différence de traitement entre salariés de l'économie numérique et salariés de l'économie « traditionnelle ». Le ministre a souligné que la digitalisation doit aller de pair avec des avancées sociales.

Ainsi le ministre a notamment demandé qu'il n'y ait aucune dérogation par rapport à l'application de la présomption légale. Un autre point important pour le gouvernement luxembourgeois est celui de la responsabilité conjointe des plateformes et de leurs intermédiaires afin de garantir la protection des travailleurs.

Georges Engel a de nouveau affirmé que le Luxembourg continuera à s'engager dans le renforcement de la dimension sociale de l'Union européenne. L'objectif de la directive devrait donc être de donner aux travailleurs vulnérables des plateformes les mêmes droits dont dispose chaque travailleur.

Alors que la présidence a tablé, en cours de séance, des amendements, ces derniers n'ont pas été suffisants pour garantir un protection adéquate des travailleurs de plateforme. Le Luxembourg n'a pas pu soutenir l'orientation générale qui reste en deçà d'une ambition certaine.

Le Luxembourg s'est engagé à continuer de travailler de façon constructive afin que cette directive voit le jour et qu'elle garantisse un véritable progrès social.

Les ministres ont également adopté une orientation générale sur la proposition de directive concernant la protection des travailleurs contre les risques liés à l'exposition à l'amiante au travail.

Georges Engel a remercié la présidence tchèque pour l'excellent travail sur la directive qui vise à protéger davantage de travailleurs contre les risques liés à une exposition à l'amiante pendant le travail. Le ministre a notamment salué que la proposition de la présidence tchèque est nettement plus ambitieuse que la proposition initiale de la Commission européenne. Il a surtout souligné que le Luxembourg soutient l'élaboration de politiques nationales et européennes afin de faciliter des valeurs limites pour les substances dangereuses afin de mieux protéger les travailleurs.