Begrënnung: Allkéiers, wa sou e Ruling gemaach gëtt, bedeit dat e Steierverloscht fir en anert Land, sou d'Reaktioun vun der Unioun op LuxLeaks.

An engem Communiqué reagéiert um Dënschdeg déi sougenannt "Unioun vum Finanzpersonal an Europa" (UFE) op LuxLeaks. Dat ass, eegenen Aussoen no, déi eenzeg gewerkschaftlech europäesch Interessevertriedung fir d'Mataarbechter vun de Steier- an Douaneverwaltungen.

D'UFE plädéiert derfir, Steier-Rulingen an allen europäesche Länner ze verbidden. Doriwwer eraus sollte  Kontrakter mat allen OECD-Länner gemaach ginn, fir och op deem Niveau Rulingen ze verbidden. Allkéiers, wa sou e Ruling gemaach gëtt, bedeit dat e Steierverloscht fir en anert Land, sou d'Unioun. Esou géife keng Milliounen, mä Milliarden an de Staatsbudgete feelen. Fir d'Unioun vum Finanzpersonal sinn d'Rulingen näischt aneres wéi Bedruch.

D'UFE proposéiert, datt a ganz Europa en Deel vun der Steier um Benefice obligatoresch gëtt. Ënnert déi een net goen dierft.

Paräis, Berlin a Roum fir Steierharmoniséierung

Frankräich, Däitschland an Italien fuerderen als Reaktioun op d'LuxLeaks-Affaire eng europäesch Direktiv géint Steieroptimiséierungen. Déi zoustänneg Finanzministeren hunn e Bréif un de Finanzkommissär Pierre Moscovici geschriwwen, an deem se ënnersträichen, wéi wichteg Steierharmoniséierung tëscht de Memberlänner ass. D'Kommissioun huet jo schonn eng Direktiv an deem Sënn fir Uganks des Joers an Aussiicht gestallt.

Déi 3 Finanzministeren vu Paräis, Berlin a Roum plädéieren derfir datt déi nei Regelen schonn Enn d'nächst Joer a Kraaft trieden.

"Communiqué de presse" vun der UFE

À l’issue de sa réunion du 25 novembre 2014 le Présidium de l’Union des personnels des Finances en Europe tient à exprimer sa position à l’égard de la problématique des « Tax Rulings ». La fraude et l’évasion fiscales ont toujours été au centre des débats au sein de l’UFE, mais les révélations Luxleaks du 6 novembre dernier ont montré la vraie ampleur du problème en Europe et dans le monde.

Si les informations des médias sont exactes, 22 des 28 Etats membres de l’Union Européenne accordent des « rulings » à des entreprises, installées effectivement ou fictivement sur leur territoire. L’UFE se demande si les propos des autorités fiscales des pays concernés sur la légalité des « rulings » sont crédibles. Elle estime qu’ils ne sont rien d’autre que des instruments de fraude, voire même d’escroquerie fiscale, organisée à grande échelle et de manière sophistiquée par les « Big Four » et les études d’avocats d’affaires, pour ensuite être approuvés par les administrations fiscales des Etats membres.

L’UFE se doit de rappeler que chaque « ruling » accordé dans un pays provoque un manque à gagner d’impôts dans un autre pays. Le vrai problème est le fait qu’il ne s’agit pas de millions, mais de milliards d’impôt manquant dans les budgets des Etats concernés. La conséquence en est qu’en fin de compte tous les Etats sont obligés de mener une politique d’austérité avec toutes les conséquences sur la croissance, le chômage et les budgets sociaux.

Pour ces raisons l’UFE exhorte les gouvernements européens :

- D’interdire la pratique des « rulings » dans tous les pays européens
- De conclure des contrats interdisant la pratique des « rulings » dans tous les pays de l’OCDE (à l’image des accords FATCA)

Sinon :
- De relancer la proposition de directive de 2011 visant à créer une assiette commune consolidée de l’impôt sur les sociétés (ACCIS)
- De se mettre enfin d’accord sur la réforme de la directive mère-filiale
- D’interdire les structures et les produits financiers hybrides (intérêts – dividendes) qui sont à l’origine de la double non-imposition
- D’accélérer et de mettre en oeuvre le plan d’action contre les BEPS élaboré par l’OCDE

Pour contrer la pratique du « nomadisme fiscal » en Europe, constituant pour les entreprises multinationales une occasion de localiser leur siège là où l'imposition sur les bénéfices est la plus faible, sans relation avec l'activité effective que l'entreprise exerce dans ce pays, l'UFE propose aux institutions communautaires d'introduire une part incompressible et inconditionnelle d'impôt sur les bénéfices partout en Europe. Celle-ci pourrait en outre constituer une nouvelle ressource « propre » du budget européen, se substituant par exemple à la ressource TVA ou autres prélèvements liés à l'activité économique dans les Etats membres.